La journée du 10 mai n’a pas bénéficié d’une belle météo mais nous avons fait une superbe balade en forêt de Tronçais qui nous a permis de mieux connaître son environnement.
Premier point de passage à l’étang de St Bonnet de Tronçais pour une pause café brioche. L’étang de Saint-Bonnet est situé au cœur de la Forêt de Tronçais et fait partie des nombreux plans d’eau aménagés dans ce massif forestier. Il a été créé à l’époque des grands aménagements forestiers, notamment pour aider à la gestion de l’eau et au fonctionnement des activités liées à l’exploitation du bois. À l’époque de Jean-Baptiste Colbert, l’eau dans et autour des forêts comme celle de Tronçais avait plusieurs usages très concrets. Elle servait d’abord à alimenter les moulins (à blé ou à scier) qui étaient essentiels à l’économie locale. Elle était aussi utilisée pour les forges, car l’énergie hydraulique actionnait les soufflets et les marteaux nécessaires au travail du métal. Dans certaines régions forestières, les étangs et rivières facilitaient aussi le transport du bois par flottage vers les zones de construction navale. Enfin, ces réserves d’eau permettaient de réguler les cours d’eau et de soutenir la gestion durable des forêts royales destinées à la marine.



Pause café à l’étang de St Bonnet avec d’excellents gâteaux fait maison
Départ de l’étang pour une visite de la forêt de Tronçais à la futaie témoin Colbert II avec notre guide Philippe qui nous a donner de nombreuses explications sur ces magnifiques arbres.
La forêt de Tronçais couvre environ 10 500 à 10 600 hectares, ce qui en fait un grand massif domanial géré par l’ONF. Chaque année, l’exploitation forestière permet de mobiliser environ 50 000 à 60 000 m³ de bois pour la filière bois (vente de bois d’œuvre, notamment chêne de haute qualité). Le bois de Tronçais est exploité selon une rotation très longue. a “révolution” (âge d’abattage des arbres) est en moyenne de 200 à 250 ans, parfois jusqu’à 300 ans. La production est dominée par le chêne (environ 80 % des volumes de bois), très recherché pour la tonnellerie et les usages haut de gamme. Le volume de bois sur pied est élevé, avec environ plus de 600 m³ de bois par hectare dans les plus beaux peuplements anciens. Enfin, la forêt est gérée de manière durable avec des coupes sélectives et un renouvellement continu, ce qui permet de concilier exploitation économique, biodiversité et patrimoine naturel.














Les premières photos montrent un arbre témoin de 390 ans qui a débuté sa longue vie alors que Colbert n’était pas encore ministre de Louis XIV
Les photos suivantes montrent la visite de la futaie avec un auditoire attentif aux explications de notre expert Philippe
Cette visite nous a donné de l’appétit, direction le restaurant “l’auberge du rond gardien” au milieu de la forêt de Tronçais pour un bon repas



Départ du restaurant vers 13h30 pour la visite du château de Peufeuilhoux qui est une demeure médiévale située dans le Bourbonnais, non loin de la forêt de Tronçais. Construit à partir du Moyen Âge, il a été remanié à plusieurs reprises au fil des siècles, ce qui lui donne un mélange de styles architecturaux. Il domine la vallée du Cher et offre un panorama remarquable sur les paysages environnants. Le château est entouré de légendes locales et d’une atmosphère assez mystérieuse, typique des vieilles forteresses du centre de la France. Aujourd’hui, il est en partie ouvert à la visite, possède des chambres d’hôtes et accueille parfois des événements culturels, mariages et des animations historiques.
Le château de Peufeuilhoux est associé à la famille Thévenin, qui en est le propriétaire et qui a contribué à sa restauration et à sa mise en valeur. Ce sont eux qui ont entrepris des travaux importants pour préserver le château, ouvert partiellement au public et utilisé aussi pour des visites et des animations historiques. Claude Thevenin, propriétaire du château et un organiste de profession, ancien titulaire des orgues de la basilique de Souvigny et professeur de musique à Moulins. Il nous a gratifié de quelques morceaux de musique sur ses 9 orgues fonctionnant en extérieur.












Claude Thevenin s’appuie sur ses deux fils, le plus jeune nous a fait une visite de la partie visitable du château tandis qu’un second fils l’assiste pour configurer ses orgues avec le protocole midi bien connue des musiciens.
La visite du château s’est terminée vers 17h30 et le groupe est reparti très content de cette escapade tronçinoise.





